FAQ Se lancer dans Géo-IDE Catalogue

publié le 4 décembre 2013 (modifié le 30 juin 2015)

Cet article répond aux questions posées par les futurs utilisateurs de Géo-IDE Catalogue



Voir l’article précédent : "Que va m’amener de plus Géo-IDE Catalogue ?"

  A - Ça prend beaucoup de temps de cataloguer des données. Est ce vraiment nécessaire ?



1. Pourquoi cataloguer ?

Cataloguer des données consiste à renseigner des métadonnées descriptives d’un ou plusieurs jeux de données de manière à en faciliter la recherche par d’autres utilisateurs (internes ou externes au service) et permettre leur compréhension en vue d’une utilisation, principalement par ceux qui ne les ont pas produits.

Comme l’indique l’article sur l’administration de données localisées, « les objectifs généraux de l’ADL dans un service déconcentré sont d’avoir un patrimoine de données fiable et actualisé qui puisse répondre aux besoins des utilisateurs de ce patrimoine. La mise en place de la fonction doit permettre de définir des processus d’acquisition, de production, de gestion et de diffusion : créer des circuits cohérents pour intégrer et distribuer les données.  ». Il en découle que le catalogage des données est une des actions que l’administrateur de données doit prioritairement mettre en œuvre pour répondre aux besoins des utilisateurs du patrimoine qu’il gère ; d’une part le renseignement des métadonnées est une source de fiabilisation du patrimoine et d’autre part il s’agit d’un pré-requis indispensable à sa diffusion.

Si initialement les premiers catalogues de données n’avaient pour cible que les utilisateurs internes au service et quelques partenaires locaux clairement identifiés parmi les collectivités territoriales, la démocratisation de l’information géographique et la législation ont largement agrandi le périmètre des utilisateurs concernés :

  • au grand public (accès aux documents administratifs et réutilisation des informations publiques, accès renforcé et diffusion des informations environnementales)
  • à toutes les administrations européennes avec la directive Inspire.



Non seulement le cercle des utilisateurs potentiels du patrimoine de données d’un service s’est agrandi mais il existe désormais des obligations de diffusion et par conséquent des obligations de catalogage.

Ainsi, tout service du MEDDE ou du MAAF doit cataloguer son patrimoine de données localisées, à la fois pour répondre aux besoins des utilisateurs internes et pour répondre aux obligations législatives qui s’imposent aux services de l’État.

2. Un nombre réduit de métadonnées obligatoires

La norme ISO19115, dont le respect est nécessaire pour assurer l’interopérabilité avec les autres systèmes de catalogage, définit les métadonnées servant à décrire des données géographiques. Leur nombre est assez énorme, mais par chance toutes ne nous sont pas nécessaires et surtout très peu sont obligatoires. La directive Inspire fixe elle aussi un nombre très limité de métadonnées obligatoires. Il s’agit d’ailleurs, à peu de choses prés, des mêmes métadonnées obligatoires dans les deux cas.

Ainsi Géo-IDE Catalogue ne comporte que peu de métadonnées obligatoires dont seules 8 seront à saisir par l’ADL :

  • l’intitulé du jeu de données,
  • le résumé descriptif du contenu des données,
  • un mot clef à choisir dans une des listes prédéfinies (Inspire, Covadis, Iso),
  • une date de création, de publication ou de mise à jour,
  • les informations de généalogie de la donnée (comment a-t-elle été créée ?),
  • la résolution spatiale des données géographiques
  • les conditions applicables à l’accès et à l’utilisation des données,
  • un choix parmi les 9 limitations d’accès public au sens INSPIRE.



D’autres métadonnées obligatoires seront automatiquement calculées et/ou initialisées par Géo-IDE Catalogue :

  • le système de projection utilisé,
  • l’emprise géographique (les coordonnées du rectangle d’encombrement dans le cas de données localisées de type TAB ou SHP),
  • le contact ou le producteur du jeu de données,
  • la langue des données et des métadonnées.



3. Des assistants et des modèles pour gagner du temps

Géo-IDE Catalogue propose plusieurs moyens pour accélérer la création de fiches de métadonnées :

  • initialiser la fiche avec les métadonnées provenant d’un standard COVADIS.

    Ces standards, ainsi que les fiches issues de l’ex-CNV, seront accessibles à partir de Géo-IDE Catalogue via le serveur de gabarits de la COVADIS. Il s’agira en quelque sorte d’une reprise du fonctionnement des fiches nationales du GéoRépertoire. Cette fonctionnalité permettra de remplir rapidement les métadonnées qui peuvent prendre le plus de temps, comme le résumé ou la généalogie.
  • créer des fiches types pour cataloguer plus rapidement des jeux de données qui partagent des caractéristiques communes. C’est une généralisation du principe de duplication que proposait Adélie.
  • les jeux de données géographiques (TAB, SHP…) seront analysés pour extraire automatiquement certaines métadonnées (système de projection, emprise, …) et créer le catalogue des attributs du jeu de données (noms et types de champs)
  • des assistants faciliteront la saisie des différents acteurs, l’association de documents à un jeu de données ou encore la création de lots de données à partir de plusieurs jeux de données



4. Une application pour l'ADL et les ADL délégués

Géo-IDE Catalogue est conçu pour s’adapter aux organisations, notamment lorsque des ADL Délégués ont été mis en place pour participer à l’alimentation et à la mise à jour du catalogue du service. Ce type d’organisation est vivement recommandé pour assurer la saisie des métadonnées au plus près des producteurs de la donnée (Cf. « Fascicule ADL ») et apporte un gain dans la qualité des métadonnées.

Tout comme l’ADL du service, les ADL Délégués pourront cataloguer (ou pré cataloguer) les données dont ils sont responsables selon les règles de fonctionnement adoptées par le service.
Les premières formations à Géo-IDE Catalogue seront destinées en priorité aux ADL et seront ensuite ouvertes aux ADL Délégués.

Les fonctionnalités offertes par Géo-IDE Base permettront d’impliquer encore davantage les ADL Délégués (encore dénommés « producteurs locaux ») dans la saisie des métadonnées. Il s’agira d’une étape de renseignement des métadonnées qui se fera en amont de Géo-IDE Catalogue, au plus prés de la donnée elle-même et de manière à répartir encore mieux la charge de travail nécessaire à l’administration des données du service.



  B - Cataloguer dans Géo-IDE Catalogue c’est plus long qu’avec le GéoRépertoire. Non ?



1. L'activité de catalogage

Comme indiqué au chapitre 1.a ci-dessus, le catalogage consiste à renseigner les métadonnées descriptives d’un ou plusieurs jeux de données. Sur ce point les utilisateurs actuels du GéoRépertoire retrouveront un fonctionnement analogue aux fiches nationales puisque les métadonnées pourront être déduites automatiquement des métadonnées nationales fournies par le serveur de gabarits COVADIS (Cf. §A.3).
Comme pour le GéoRépertoire, ils pourront ensuite compléter ou modifier ces métadonnées pour créer une déclinaison locale des métadonnées nationales.

La seule manipulation supplémentaire requise sera d’indiquer manuellement le gabarit à utiliser sur le serveur COVADIS. Cela ne sera cependant nécessaire que lorsque de nouveaux jeux de données seront créés puisque tout le contenu existant des fiches nationales et locales du GéoRépertoire sera récupéré dans le cadre de la reprise des données.
Par ailleurs le rattachement automatique d’un jeu de données à un gabarit sera étudié dés la prochaine version de l’application et dans le cadre de la coordination des projets Géo-IDE Catalogue et Géo-IDE Bases dont le déploiement est prévu en 2014.

2. La publication

En plus de l’objectif de catalogage à vocation interne rempli jusqu’à présent par le GéoRépertoire, Géo-IDE Catalogue a aussi pour fonction de répondre aux obligations de diffusion qui s’imposent aux services (Cf. §A.1). Jusqu’à présent cet objectif nécessitait un second catalogage dans une autre application comme Adélie ou les plateformes régionales. L’intégration de ces fonctions dans un unique outil représente un gain de temps pour les activités de catalogage et de diffusion assurée par les ADL.

Pour les services qui ne procédaient qu’au catalogage dans le GéoRépertoire, l’utilisation des fonctions de publication de Géo-IDE Catalogue réclamera certes un léger surplus de travail mais leur permettra surtout de répondre aux obligations qui s’imposent à eux.

Il faut noter que ce surplus de travail est réellement minime :

  • cocher les cases qui définissent la portée de la publication (internet, intranet, communauté restreinte…)
  • dans le cas où plusieurs fichiers de données sont liés entre eux et n’ont de sens que s’ils sont fournis ensemble, les rassembler dans un lot de données



3. Des services complémentaires

Si Géo-IDE Catalogue pourra générer une légère charge de travail complémentaire pour les services qui ne diffusaient pas encore leurs données, c’est aussi un outil qui apportera des fonctionnalités et des services supplémentaires. Ils seront directement utiles à l’ADL pour simplifier ou fiabiliser son travail (catalogage de tout type de fichier géographique, vérification de conformité à un standard, conformité à Inspire des métadonnées…), et le seront également pour les autres usagers de l’information géographique (production automatisée du catalogue d’attribut, documents de référence…).

Voir Que va m’amener de plus Géo-IDE Catalogue ?



  C - Me sera-t-il possible de cataloguer les référentiels locaux contenus dans ma GéoBase ?

Le catalogage des référentiels locaux, destinés à un usage interne au service et généralement situés dans le compartiment Ref_Ext de la Géobase, pourront être catalogués avec Géo-IDE Base (palier 1 du projet) mais n’ont pas vocation à être catalogués par Géo-IDE Catalogue.



  D - Je ne suis pas en DDT(M), ni en DRAAF. Puis-je quand même utiliser Géo-IDE Catalogue ?

Oui c’est tout à fait possible. Il suffit au préalable de mettre en place un serveur eSBL, organisé de préférence avec une arborescence COVADIS, puis d’activer sa réplication vers le serveur centralisé. L’accompagnement de cette installation est assurée par le Département Information Géographique du MAAF (assistdig.sg@agriculture.gouv.fr).



  E - Pourra-t-on toujours consulter les fiches de métadonnées nationales comme avec le GéoRépertoire ?

Cette fonctionnalité sera désormais assurée par le serveur de gabarits de la COVADIS (voir l’animation de l’article Ce qu’il faut savoir sur Géo-IDE catalogue). Ce serveur proposera la même arborescence que le GéoRépertoire et permettra d’accéder aux mêmes informations que celles disponibles dans une fiche nationale.
Lors de la mise en marche de ce serveur il sera initialisé avec les informations nationales contenues dans le GéoRépertoire. Vous y retrouverez donc les mêmes informations.

Une seconde arborescence listera les standards COVADIS et les jeux de données qui s’y rapportent pour fournir un second mode d’accès aux métadonnées nationales.

Ce serveur de gabarit sera également utilisé par Géo-IDE Catalogue pour initialiser à votre place les métadonnées des jeux de données qui correspondent à un standard COVADIS ou à une fiche CNV. Il sera aussi utilisé pour fournir à l’ADL un rapport sur la conformité de ces jeux de données par rapport à la structure et au contenu attendu.



  F - Pourra-t-on encore échanger des données avec les GéoBases des autres services ?

Les processus d’échanges de fichiers entre GéoBases (GB_Echange dans l’architecture GéoMap actuelle) n’est pas dans le périmètre de Géo-IDE Catalogue car ces échanges se produisent en amont de l’activité de catalogage. En revanche ils seront pris en compte par le projet Géo-IDE Base, tout comme leur catalogage local.

A l’heure actuelle et en attendant les premières phases du projet Géo-IDE Base, il est conseillé de positionner les fichiers issus d’autres services dans le compartiment « Production » ou « Ref_Ext » des GéoBases et non dans le compartiment « Consultation » pour éviter un recatalogage de ces données.



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