Géostandard Aire d’alimentation de captages (AAC) v1.0

publié le 22 novembre 2009 (modifié le 15 septembre 2017)

Le standard de données porte sur certaines des zones géographiques délimitées par la puissance publique pour assurer la protection des captages (souterrains ou non) destinés à l’alimentation en eau potable des populations.

Résumé

© Laurent Mignaux/METL-MEDDE

En réponse aux exigences issues de la Directive cadre sur l’eau, la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30/12/06 a en effet renforcé les dispositifs de maîtrise des pollutions diffuses d’origine agricole par la création des zones de protection des aires d’alimentation de captages. La mise en œuvre de ce nouveau dispositif de protection de la ressource conduit à la délimitation des aires d’alimentation de captages (AAC, parfois aussi nommées bassins d’alimentation de captages ou BAC) qui incluent des zones de protection des AAC.

Pour les captages d’eaux superficielles, l’AAC correspond au sous-bassin versant situé en amont de la prise d’eau. Pour les eaux souterraines, une méthodologie commune de délimitation des AAC à l’échelle nationale a été proposée. Au droit du guide méthodologique produit, le bassin d’alimentation d’un captage souterrain est défini comme le lieu des points de la surface du sol qui contribuent à l’alimentation du captage. Certaines aires d’alimentation de captages sont définies comme prioritaires au sein des schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) et des programmes de mesures. Une AAC est ainsi définie, après étude technique, comme la zone d’où proviennent les eaux alimentant un captage ou plusieurs captages rapprochés.
La zone de protection de l’AAC est le résultat du croisement du zonage cartographique de la vulnérabilité intrinsèque et du zonage des pressions agricoles. Dans le cas des captages en eaux superficielles, la définition d’une zone de protection, au sein du bassin versant situé en amont des prises d’eau, repose sur le repérage des flux (ruissellement, drainage, fossés d’écoulement, échanges entre nappes alluviales et cours d’eau) et sur l’identification, par diagnostic territorial, des pressions agricoles et des zones susceptibles de jouer le rôle le plus important dans la dégradation de la ressource en eau. Une Zone de protection d’AAC est ainsi définie règlementairement, pour une AAC incluant un ou plusieurs captages, comme un périmètre d’actions visant à protéger la ressource en eau potable face à des enjeux environnementaux identifiés.

Présentation détaillée : Fiche d’identification du standard AAC v1.0 (format pdf - 105.6 ko - 08/12/2009)

Standard de données validé

La COVADIS du 16 septembre 2009 a validé le standard de données AAC dans sa version 1 :

Tables de gabarit

Elles sont disponibles sur le serveur de gabarits.